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PROJET SENEGAL

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  Après bientôt cinq années d'expérience en qualité de chef de service éducatif au Foyer Educatif la PASSERELLE qui accueille des enfants placés par l'Aide Sociale à l'Enfance, je m’aperçois que ces enfants sont rapidement en capacité de recevoir, même ceux qui n'ont rien eu précédemment, mais qu'ils n'ont pas forcément acquis l'idée du don (de soi ou des choses).
 
 Me vient alors l'incroyable « rêve » de monter un projet humanitaire où certains de ces enfants s'impliqueraient de manière bénévole afin de donner à d'autres, plus nécessiteux. Ce projet serait mené par des éducateurs volontaires, eux-mêmes portés par cette volonté d'aller donner et de s'investir pour y arriver.
 
Je découvre, lors d'un séminaire organisé par l'AVVEJ en 2011, un film relatant ce type d'action : un groupe de jeunes adolescents, encadrés par des éducateurs, a réalisé un voyage d'une semaine dans le sud de la France afin de participer à une action écologique (nettoyage des plages et de la mer) en échange de leur participation à des activités nautiques. Ce film, élaboré par une partie de la même équipe de participants, relate cette incroyable semaine où se mêlent humour, travail, émotions …

 Mon projet n'est pas identique mais l'idée de fond y ressemble : sensibiliser ces adolescents à d'autres et à ce que l'homme est en capacité de faire ou de ne pas faire. Là où ils ont choisi le support de l'écologie, je serais plus intéressée par une action plus « humanitaire ». Je veux croire que tout est possible si on y croit et si on s'y investit.

 M. BRETON, Directeur de la PASSERELLE, est immédiatement intéressé par ce projet et me demande alors d'être plus précise dans mes idées, mes souhaits de réalisation. En effet, cela reste flou dans ma tête, j'ai besoin qu'un groupe se forme afin que ce soit ces personnes qui s'imprègnent du projet et le portent ensuite. Je suis consciente de la nécessité de s'investir pleinement et d'avoir une vraie envie et je reste à penser que c'est possible lorsqu'on l'a délibérément choisi. A mes yeux, il faut créer un groupe de personnes unies et voir ensuite comment élaborer les choses, avec tout de même mon idée de départ en point de mire : un projet de type humanitaire où nous irions donner à d'autres.

 Février 2012, première réunion organisée, une douzaine de personnes est là, je présente mon idée, mon projet. Chacun y va de sa réflexion, de ses opinions, cela fuse au sein de l'équipe, une vraie richesse dans l'échange et les idées. Tout le monde est conscient de la charge de travail supplémentaire, ainsi nous décidons de reporter ce projet au mois de juin 2012, après que les 20 ans de la PASSERELLE, prévus le 2 juin soient passés, et dans lesquels certaines personnes sont très investies.

 Les deux premières réunions restent vagues quant à l'élaboration. Nous discutons beaucoup, nous amenons tous de multiples idées. Il va bien falloir se décider, tant au niveau des participants, que je désire investis donc présents, qu'au niveau de l'endroit où nous désirons nous rendre. Des rencontres, des expériences … nous amèneront à faire le projet de nous rendre au négal afin d'y aller concrétiser une action humanitaire. Septembre 2012, le projet est « bouclé » : nous sommes 10 professionnels à préparer le projet d'emmener un groupe d'une dizaine d'adolescents en octobre 2013 au négal afin d'y effectuer une action que nous déterminerons avec les personnes avec qui nous monterons un projet sur place … plusieurs pistes sérieuses sont envisagées.
 
Aujourd'hui, seule certitude : il nous faut de l'argent pour concrétiser « LA PASSERELLE au négal », nous avons déjà les idées, les bras, les volontés, les envies …
 
Plusieurs choses s'organisent : le rôle de chacun au sein de ce groupe de travail, les nombreuses actions à mener sur le terrain pour récolter des fonds et la recherche de partenaires susceptibles de nous soutenir. Chaque professionnel a un rôle précis et défini afin de mener au mieux le projet au sein de la PASSERELLE et auprès des enfants.
 
Nous devons, en effet, mobiliser les énergies diverses pour sensibiliser tout le monde et les faire participer, le plus activement possible, à ce projet de grande envergure. La notion de temps est importante parce que ce ne seront peut-être pas les enfants qui vont s'investir aujourd'hui dans diverses actions, qui partiront en 2014 au négal. Une dimension intéressante dans l'idée du don de soi qui reste à travailler avec les enfants qui seront volontaires.

 Plusieurs actions sont donc prévues :

o   une/des soirée(s) organisée(s) aux bénéfices du projet « La PASSERELLE au négal »

o   la vente de produits réalisés par les enfants et les éducateurs lors des marchés de noël

o   l'organisation d'une journée de type kermesse au profit du dit projet

o   l'organisation de soirées dans une salle de restaurant louée à Paris, où des repas seraient élaborés puis vendus

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 Toute l'équipe travaillera sur la réalisation de ces actions et sur la mobilisation des collègues et des enfants en vue de la concrétisation de chacune d'entre elles.
 
Chaque protagoniste aura une mission précise en rapport avec ses capacités. Ainsi, par exemple, la comptable de l'établissement impliquée dans le projet, élaborera avec une autre collègue, les dossiers de demande de subventions, l'éducateur investi à titre personnel dans une association de disque jockey, s'occupera de l'organisation des soirées, une éducatrice qui a une formation médicale de base, s'occupera de la partie médicale (vaccins obligatoires), etc...
 
Trajets en avion, hébergement, nourriture, vaccins, … il va falloir beaucoup d'argent pour mener à bien notre envie d'emmener des enfants donner d'eux-mêmes en faveur d'autres personnes. Tout le monde devra commencer par donner, ici, à travers les multiples actions et avec l'idée de servir une noble cause.
 
L'envie et la passion sont là, à nous de tout faire pour concrétiser ce magnifique projet, avec l'espoir que nous réussirons à mobiliser partenaires et connaissances pour permettre à LA PASSERELLE d'aller au négal et à ces enfants d'aller en aider d'autres. C'est en effet sur ce dernier point que toute notre énergie va se mobiliser. Comment apprendre à ces enfants la nécessité d'aider d'autres enfants par exemple et comment leur transmettre notre passion, notre envie ? C'est là que notre travail va se concentrer afin que, comme nous, ces enfants que nous aidons dans leur quotidien, à mieux grandir, à mieux se repérer, à mieux devenir responsable et acteur de leur vie, puissent à leur tour se rendre « utile » auprès de personnes qui en ont besoin. Tout un programme plein d'ambitions que nous espérons mener à son terme durant cette prochaine année.
 
Nathalie METAIS
Chef de service éducatif